Catégories
Ecrits Réflexions

J’ai toujours écrit…

Dans un vieux billet, j’évoquais l’angoisse de la page blanche… Mais il y a une autre peur qui ronge l’écrivain amateur : écrit-il pour lui seul ou aussi pour que les autres le lisent ?

Un contact à qui j’envoyais récemment l’un de mes textes lié à un sujet que nous avions évoqué auparavant, me répondit « oh, c’est bien que tu te mettes à écrire ! »

Mais en fait j’ai toujours écrit… sans jamais (tout) publier ou au moins montrer au grand jour…

Mon premier texte (je l’ai encore) date du CE1 ou CE2 (vers 7 ans), très librement inspiré des Aristochats de Disney et tout décoré de dessins et auto-collants…
Un peu plus tard, au lycée, j’avais commencé une nouvelle sur un « Adam involontaire », à la croisée de la science-fiction et d’un album délirant comme Frank Zappa savait le faire, mais je l’ai perdue.

J’ai en tête d’autres nouvelles plus courtes aussi (dont érotiques), que je reprendrai sur papier probablement…

idée - idea - écrit

L’écrit professionnel

Après professionnellement, j’ai écrit des guides, des livrets, des formations (en informatique), j’ai rédigé un livre de 350 pages (avec interviews) sur la création d’entreprise, j’ai traduit des livres Microsoft Press, rédigé la lettre « A » d’un dictionnaire bilingue, français-anglais…

Plus tard, j’ai rédigé des articles sur la musique africaine dans la presse spécialisée et mon blog dédié (450 billets !) aujourd’hui disparu.

En vrac aussi : d’autres articles sur l’industrie musicale en Afrique, des poésies, des adaptations (rimées) de poèmes latins et grecs, 2 chansons, rimes et prose, pour le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti… Elles sont d’ailleurs inédites, car je n’ai pas réussi à trouver de musicien sérieux pour composer la musique…

Sortir à la lumière

Le problème a toujours été de publier et de montrer au public… en cercles restreints parfois, jamais au-delà… Je pense être arrivé à un âge où je me fous du regard et de la pensée des autres… ils aiment tant mieux, ils réagissent tant mieux… ils n’aiment pas ou ignorent, je m’en fous…

Et c’est cathartique… En fait, je me suis remis à lire mes auteurs préférés en polars depuis quelques semaines, et ça m’a donné un peu plus envie de sortir au grand jour. 😉

Ne me reste plus qu’à combattre la procrastination

Et tenter de changer le monde !


Where do your eyes take you to read…? Où votre regard vous emmène-t-il ?

PS : je fais des tests de lettre d’information aussi, mêlant réflexions, images et musique. Vous pouvez vous abonner ici.

Catégories
Books Music Education

Metal Hurlant / Heavy Metal

Qui se souvient du magazine Metal Hurlant et du film Heavy Metal ?

Musique du générique “Radar Rider” par Riggs

Pendant mes années de lycée (et après…), j’étais un grand fan de 2 mensuels de bande dessinée : Métal Hurlant et A suivre.
Ces 2 magazines faisaient la part belle aux dessinateurs, mais on y parlait aussi musique, cinéma… sans compter les hors-série thématiques…

Pour la petite histoire, j’ai transporté un gros carton plein avec moi lors de plusieurs déménagements, puis les ai finalement jetés… Je m’en veux terriblement aujourd’hui… (il ne me reste que quelques hors-séries d’A suivre…) .

Metal Hurlant, le magazine

Revenons à Métal Hurlant, la machine à rêver : paru pour la 1ère fois en janvier 75, il fut fondé par Jean Giraud (dessinateur plus connu sous le nom de Moebius), Jean-Pierre Dionnet (scénariste et rédacteur en chef, entre autres, connu également pour sa participation aux émissions Les Enfant du Rock avec Philippe Manoeuvre dans les années 80) et Philippe Druillet, qui créent la maison d’édition des Humanoïdes Associés.

Publication réservée aux adultes, du fait de la censure de cette époque, le magazine devient rapidement mensuel. Le contenu se répartit entre bandes dessinées, avec plein de nouveaux dessinateurs (Tardi, Petillon, Schuiten…) et des commentaires ou critiques de livres, de films, de musique… Bien sûr la science-fiction, voire l’Heroic Fantasy, a une place de choix.
Globalement, ce journal fut l’occasion de commencer un nouveau courant de la BD française et européenne.

Les américains, devant le succès en France, décident d’importer le magazine Métal Hurlant et d’en éditer une version US sous le nom de Heavy Metal, qui fait un tabac. L’idée, géniale, de réaliser un film sur les mêmes bases, donc à l’image du magazine, nous offre en 1981 un dessin animé, vraiment différent de tout ce que l’on avait pu voir jusqu’à maintenant.

Le film est composé de plusieurs histoires autour d’un fil conducteur. A chaque fois, on change aussi bien d’univers que d’ambiance, sans oublier le style graphique qui varie évidemment d’un dessinateur à l’autre.

Le trailer (en anglais)

J’ai vu ce film de très nombreuses fois, au cinéma, en K7 (si, si… je l’ai encore !) et en DVD et j’ai bien sûr la BOF en CD… Car ce qui est génial, c’est la bande son :

  1. “Heavy Metal” (Original Version) Sammy Hagar
  2. “Heartbeat” Riggs
  3. “Working in the Coal Mine” Devo
  4. “Veteran of the Psychic Wars” Blue öyster Cult
  5. “Reach Out” Cheap Trick
  6. “Heavy Metal (Takin’ a Ride)” Don Felder
  7. “True Companion” Donald Fagen
  8. “Crazy (A Suitable Case for Treatment)” Nazareth
  9. “Radar Rider” Riggs
  10. “Open Arms” Journey
  11. “Queen Bee” Grand Funk Railroad
  12. “I Must Be Dreamin” Cheap Trick
  13. “The Mob Rules” (alternate version) Black Sabbath
  14. “All of You” Don Felder
  15. “Prefabricated” Trust
  16. “Blue Lamp” Stevie Nicks

Don Felder – Heavy Metal (Takin’ a Ride) – images Taarna

Sammy Hagar – Heavy Metal – images Taarna

Que du bon son bien Rock des années 80, avec même un titre des Frenchies de Trust !!!! A noter que toute la musique complémentaire est de Elmer Bernstein, et qu’il y utilisait pour la 1ère fois les Ondes Martenot, “ancêtre” du synthétiseur.

Heavy Metal - film - Taarna

Bien sûr, l’univers du film commence à dater un peu : très macho, voire carrément misogyne (héros grands et forts, femmes à forte poitrine…), beaucoup de sexe et de violence “presque” gratuitement… On aime ou on n’aime pas, ce n’est pas forcément pour tous les publics, l’histoire tourne souvent au cliché et avec le temps, tout cela parait un peu dépassé… Mais la musique, le style graphique et un certain humour décalé me ramènent toujours à ma découverte du film, alors que j’étais un fidèle lecteur du magazine…

J’avais lu sur le Net qu’un projet tourne depuis quelques années de faire un 3ème film… car une version “2000” était passée relativement inaperçue…

A suivre, donc !!!

Heavy Metal - film
Catégories
Books Citation

Guy Kawasaki – commentaires sur « Wise Guy »

J’ai eu le privilège de lire avant sa sortie le dernier ouvrage de Guy Kawasaki, « Wise Guy ».

J’ai « rencontré » Guy Kawasaki via Google+, le « réseau social » de Google lancé en 2011, et qui comme vous le savez peut-être sera fermé début avril 2019. Il a fait partie de ceux qui ont cru aux possibilités de cette plateforme très tôt, sentiment que j’ai partagé également, au point d’écrire le livre What the Plus! auquel j’ai participé en tant que relecteur « technique » (mon nom doit apparaître sur une page…). Puis, j’ai été, comme aujourd’hui, lecteur avant sa sortie pour le suivant « APE: Author, Publisher, Entrepreneur » sur les potentiels et les petites misères de l’auto-édition… Aussi, lorsque j’ai reçu une proposition pour accéder au tout dernier, je me suis inscrit et ai été retenu…

cover Wise Guy Kawasaki

Pour tenter d’être synthétique, et ne pas faire un bête résumé du livre, Guy Kawasaki a un parcours riche et varié, qu’il présente tout au long des pages de « Wise Guy » (comme on dit « un jeu de mot laid » sur son prénom), en ponctuant les éléments marquants de petits blocs de « sagesse personnelle ». Comme il le signale en introduction, ce n’est pas véritablement une autobiographie, même si les premiers chapitres sont consacrés aux origines de sa famille et à sa jeunesse. Plutôt, une sorte de coaching « inspiré d’une histoire vraie », avec de multiples hauts et bas (beaucoup de hauts, tout de même…).

Ceux qui me connaissent, savent que je ne suis pas un passionné des livres de « développement personnel » et autres guides de motivation pour assurer (garantir ?) la « réalisation de soi », professionnelle ou non.

Donc, pas ma tasse de thé sur ce plan-là, même si, bien évidemment, certaines expériences et remarques sont intéressantes.

D’autant que la présentation du livre elle-même, avec ces blocs répartis tout au long des pages, en complément de photos, rend la lecture « syncopée », très ciblée, à mon humble avis (IMHO!) vers le public américain, habitué de base au format des livres « Pour les nuls » avec ses encarts divers…

Donc, même si la vie de Guy Kawasaki est étonnante, je me suis ennuyé à la lecture de Wise Guy ! Les seuls moments qui m’ont sorti de ma torpeur sont ceux consacrés à ses 2 passages chez Apple. J’étais moi-même dans cette même période ou presque (1989-1997) chez Microsoft, et j’avais la charge, d’un point de vue technique, d’une partie de la gamme de produits tournant sur Macintosh… Les relations, si cordiales, n’étaient pas des plus faciles entre les 2, tout du moins en France… J’ai passé des heures dans les labos à essayer de trouver l’origine d’un blocage lors de l’installation des clés de protection des programmes MSFT sur les premiers portables à la pomme… qui s’est avéré provenir d’un champ magnétique parasite créé par les appareils…
Je dois tout de même avoir conservé quelque part le pin’s du Club Apple de Jean-Louis Gassée que l’on m’avait offert avec grande solennité…

chief evangelist apple

Pour revenir au livre « Wise Guy », le ton est simple et direct (on verra s’il y a une traduction française, comment cela sera rendu…), le style sans fioriture, ce qui permet de considérer que l’auteur s’exprime librement, honnêtement et avec sincérité sur son chemin de vie.

Avant de donner ma note de lecture, Il me semble que la vie de Guy Kawasaki reflète ce qu’était le « rêve américain » dans les dernières décennies du XXème siècle, et qui à mon humble avis, et quoi qu’en disent certains, a pratiquement disparu depuis.
Né en 1954, petit-fils d’immigrants japonais en terre hawaïenne, à force de rencontres, de travail, de coups de chance ou de bluff, de générosité, de communication et d’implication, il est devenu un écrivain, un conférencier, un investisseur et un entrepreneur à succès.

Il est aujourd’hui « Chief Evangelist » de la solution graphique Canva – que j’utilise moi-même et que je me permets également de vous recommander pour créer des contenus visuels pour le Web et les réseaux sociaux.
Et pour mes amis du continent africain, qui rêvent de grosses voitures, Guy est aussi « Brand Ambassador » de Mercedes Benz USA ! 😉

Pour conclure, il confirme dans « Wise Guy » avoir bien dit à Steve Jobs qu’il ne lui faisait pas confiance non plus… « That’s okay, Steve, I don’t trust you either!”

Guy Kawasaki - on stage, close

Note de lecture : 3,5 / 5

Pour en savoir plus et commander le livre, c’est ici

Remarque : j’ai pris quelques notes de lecture et je ferai d’ici peu une petite synthèse de « traits de sagesse » que j’ai relevés, en particulier pour tous les entrepreneurs en herbe et autres startupeurs d’Afrique et d’ailleurs…