Catégories
Citation

Les Tontons Flingueurs

Les Tontons Flingueurs est un grand classique des films des années 60 en France, de Georges Lautner avec des dialogues (inoubliables) de Michel Audiard… qui a largement (librement ?) adapté le roman d’Albert Simonin, « Grisbi or not Grisbi », qui est présent au scénario.

C’est même un film culte aujourd’hui, car très haut en couleurs, bien que ce soit une œuvre en noir et blanc (1963)…

La distribution est à la hauteur, Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Jean Lefebvre dans les rôles principaux, mais il ne faut pas oublier Venantino Venantini, Robert Dalban, Claude Rich… Tous manient les dialogues ciselés d’Audiard pour Les Tontons Flingueurs merveilleusement, avec quelques répliques devenues cultes comme « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! ».

les tontons flingueurs - affiche
Catégories
Design, art, etc

Happy Birthday Heavy Metal!

J’ai déjà publié un long billet sur le film Heavy Metal et ses origines dans le magazine français Metal Hurlant.

Mais le hasard a voulu que se crée une connexion temporelle inattendue. Quelqu’un quelque part joue avec les dimensions intersidérales, c’est sûr…

Heavy Metal fête ses 40 ans !

Le film vient de fêter ses 40 ans, ce qui ne me rajeunit pas : sa présentation lors d’une première eut lieu le 29 juillet 1981, et sa sortie officielle quelques jours plus tard.

On peut retrouver sur le site Heavy Metal, un long billet (en anglais), repris du magazine papier de l’époque, qui décrit le Making of du film par Brad Balfour.

Heavy Metal - article Making of

Take 70 animators from 14 different countries, guys who have worked on everything from Sylvester the Cat to J.R.R. Tolkien’s hobbits. Put them in ten different studios stretching from the West Coast to London, with the nerve center in Montreal, somewhere in between. Give them characters and situations devised by writers who have previously written the highest-grossing Canadian film ever, and a director who has worked with such notables as Buster Keaton and Harold Pinter. Add to this already inspired mix astounding graphics and design sketches by some of the world’s hottest fantasy-art geniuses, artists loved and respected worldwide. Don’t forget a producer who at 27 started raking in bundles in Canada because he produced a young horror-filmmaker’s surprisingly good and profitable ideas, and later coproduced the 11th-highest-grossing film ever. Finally, base this on a magazine of illustrated science-fiction and fantasy stories, material of international renown, whose contents are reviewed in major French newspapers on a par with the way high art is covered, and whose illustrators include artists from Japan to the Netherlands. Take it all to Columbia Pictures, who distributed one of the finest science-fiction films in years, Close Encounters of the Third Kind, where the executives on the Burbank lot say, “This whole package is so fantastic, let’s make it our big film for the summer’s end.”

I’m talkin’ about Heavy Metal—the movie; talkin’ about Heavy Metal—the magazine.

Voir une vidéo (NSFW en anglais) avec plein d’interviews. Et si vous voulez découvrir toutes les erreurs du film (en anglais), c’est dans celle-ci.

L’une des séquences du film est consacrée à Den, « un jeune nerd maigrichon qui, dans le pays imaginaire de Neverwhere, devient un guerrier musculeux se promenant le plus souvent nu et vivant d’improbables aventures érotico-fantastiques.«

Richard Corben – Neverwhere

En 1969, Richard Corben réalise ce court métrage d’animation, où l’on voit apparaitre l’un de ses futurs héros récurrents, Den.

Artiste publié dans Metal Hurlant, après être passé dans Actuel, puis la version US du magazine, où il adapte des nouvelles d’auteurs de science-fiction ou heroic fantasy. Mais il a aussi travaillé pour DC Comics à certains moments de sa carrière, sur des personnages comme Hulk, Power Man ou le Punisher.

On l’a aussi découvert chez Marvel, adaptant graphiquement des contes d’horreur d’Edgar Allan Poe.

Dans la vidéo d’animation ci-dessus, il est intéressant de voir comment il utilise les ombres pour donner vie à ses personnages, et pas des lignes. Il convient de ne pas oublier que tout est fait ici à la main !