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Désabusé

Certains jours, non certaines nuits, je tente d’autres formes d’écritures. Dans ma tête d’abord, puis si les mots s’enchevêtrent en morceaux de phrases à peu près cohérentes, je les note, puis les retravaille de nombreuses fois. “Désabusé” est un exemple de ce long processus. Le résultat vaut ce qu’il vaut, mais il y a plein de “moi” dedans…

Il s’est assis, au bord du lit,
Les deux mains dans la tête,
Espérant vers demain…
Quel effort surhumain !
Que la souffrance s’arrête !
Que la migraine s’enfuit !

Soirées de lassitude.
Nuits sans espoir.
Errance de jour, au hasard,
Cachant ses yeux hagards,
Désabusé, vie illusoire…
Le vide comble sa solitude.

Il ne s’est pas sauvé !
Il ne s’est pas enfui !
Un sauvetage enjolivé,
Pour préserver sa vie.
Tout tombe autour de lui…
Le monde s’éteint, la vie aussi...

“En vérité, je n’ai jamais voulu que vivre caché, protégé, défendu, m’enfouir dans un lieu chaud comme une matrice et m’y terrer, à l’abri du regard indifférent du ciel et des nuisances d’une atmosphère rigoureuse. Le passé représente une véritable retraite pour moi. Je m’y réfugie volontiers, pour échapper au présent froid et à l’avenir encore plus froid.”

John Banville

Voir aussi : acrostiche(s)