Mes années 80 : Rupert Hine

Rupert Hine - Immunity cover
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Attention, post long sur l’artiste et producteur Rupert Hine !

1980, mon année du bac… Juin 1981, mon départ au service militaire… Cette période était (aussi 😉 ) faste en courants musicaux, en cours ou en devenir. J’écoutais donc beaucoup de musique… Je passais beaucoup de temps chez les disquaires : il y en avait encore partout, avec de grands bacs remplis de grandes et petites galettes de vinyl, où j’aimais mettre mon nez pendant des heures.

Bien sûr, comme nous tous, j’ai acheté des choses connues, grâce à la radio, aux boîtes de nuit, aux « boums », aux copains… mais j’ai aussi acheté des albums pour la pochette ou sur recommandation du disquaire (certains me connaissaient bien… à force… de me voir fouiner et acheter, en moyenne une dizaine par semaine). Je commence aujourd’hui une « série » de posts qui traiteront de « mes années 80« …

Je ne me souviens plus comment j’ai découvert Rupert Hine à travers son album Immunity en 1981. Mais, ce vinyl a été pour moi une révélation. Pop à l’ambiance sombre, voire inquiétante ou dramatique, sons et effets très travaillés, textes poétiques… Un bon mélange pour adolescent pas forcément au meilleur de sa forme 😉 ! Je l’ai passé en boucle… Et puis, il y a du beau monde : Phil Collins (percus, batterie sur plusieurs titres), Phil Palmer (guitariste de studio fort réputé), Marianne Faithfull (voix sur l’un des titres) et Jeannette Obstoj (textes).

Aujourd’hui, cet album, au-delà de me rappeler des souvenirs, est toujours agréable à écouter. Probablement, parce que même un univers « aussi particulier » soit il, s’il est bien produit, a pu rester hors « du temps » et des modes.

Rupert Hine n’est pas un débutant lorsqu’il sort « Immunity ». Son travail solo ou au sein de groupes (réels ou virtuels) a commencé dans les années 70 (Quantum Jump par exemple), mais ce vinyl, et surtout la chanson « Misplaced Love » le place dans les « charts »… Pas loin pour la majorité du public d’un « one hit wonder » ! Mais les fans, dont je suis, ont aussi apprécié les albums suivants : Waving Not Drowning (1982) et Wildest Wish to Fly (1983).

I Hang on to My Vertigo – Rupert Hine – Immunity (1981)

Rupert Hine – sélection en solo

Misplaced Love – Rupert Hine – Immunity (1981)

Samsara – Rupert Hine – Immunity (1981)

Surface Tension – Rupert Hine – Immunity (1981)

The Set Up – Rupert Hine – Waving Not Drowning (1982) (un autre « hit »)

Une rare apparition télévisuelle de Rupert Hine, avec, pour le titre The Set Up, la participation de Phil Collins en guest.

Comme je le disais plus haut, ce qui frappe dans ces titres, c’est aussi la qualité de production, car Rupert Hine a souvent préféré trouver sa satisfaction dans la recherche musicale et un esprit tourné vers l’exploration artistique. Pionnier de l’utilisation des ordinateurs (Atari !!!) pendant la phase d’édition, même s’il a toujours trouvé que leur utilisation limitait le processus créatif proprement dit pour la composition, il a été conduit naturellement à devenir producteur.

Rupert Hine, le producteur

Et quel producteur ! Le retour de Tina Turner, c’est lui, pour Private Dancer en 1984 (et les 2 suivants) ! Idem pour Chris De Burgh (The Getaway – 1983), Stevie Nicks, Thompson Twins’, Geoffrey Oryema (Spirit – 2000), Suzanne Vega, Les Négresses Vertes (Zig Zague – 1994) … A chaque fois, il est présent pour la totalité de l’album ou quelques titres seulement, comme pour les bandes son d’Eric Serra pour le film « GoldenEye » (1996) ou « Le 5ème Elément » de Luc Besson en 1997… Belles références, s’il en est…

Private Dancer – Tina Turner

Donc, j’ai aussi acheté des albums parce qu’ils étaient produits par R. Hine, sans forcément connaitre l’artiste ou le groupe « inside »… !!! Par exemple, The Fixx, un groupe que nous situerons dans la mouvance New Wave/Pop/Rock :

Stand or FallThe Fixx

Conclusion

Ai-je assez insisté sur le fait qu’un bon producteur pouvait apporter énormément à un titre musical, voire à la couleur de tout un ensemble de titres comme un album ou une bande son ? Indépendamment de la qualité des artistes-interprètes, des instrumentistes ou des compositeurs, le producteur apporte la touche finale, le petit supplément d’âme nécessaire, par sa capacité à pousser le processus créatif et artistique.

Donc, oui, lorsque l’on doit travailler sur un projet « sonore et/ou musical » d’une certaine ampleur, la production, tout comme la direction artistique qui y est connectée, a sa raison d’être… Les coûts associés également…

PS : ce billet a été publié sur mon ancien blog KoToNTeeJ le 27 octobre 2013. Je le reprends ici dans son intégralité.

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