Mon 1er métier ? Layetier ! (1/2)

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Lorsque la France a décidé de rendre au Bénin les 26 premières œuvres d’art « exfiltrées » pendant la colonisation (lire aussi ici sur le projet global), je me suis remémoré une époque de ma vie où j’étais en contact direct avec peintures, sculptures et que je pouvais entrer dans les musées et collections privées, là où le public ne va jamais…

Statues du royaume Dahomey au Musée du quai Branly à Paris
Des statues du royaume Dahomey, datées du XIXe siècle, au Musée du quai Branly à Paris.
(AP Photo/Michel Euler)

Layetier, est le premier métier que j’ai appris.
J’ai commencé à travailler très tôt et j’ai donc eu des expériences variées, enrichissantes et parfois étonnantes…
Je vous emmène à la découverte d’une activité que vous ne connaissez probablement pas !

Layetier, pourquoi ?

Il a fallu que je décide pendant ma dernière année de lycée ce que j’allais bien pouvoir faire ensuite… Grande question existentielle… Petit, je voulais être vétérinaire, me rêvant déjà émule de Daktari. J’ai même lu en entier les 10+ volumes de l’encyclopédie « La Faune » ! Mais l’idée m’a passé…

En fin de 3ème, mon professeur de Français-Latin-Grec à Guez de Balzac (Angoulême) aurait voulu que je sois orienté vers une filière « humanités » (et je pense qu’il avait raison ce brave Mr Chantoury, j’aurais dû faire Langues O). Refus de mes parents… donc direction filière scientifique, la fameuse série C… avec toujours Latin et Grec, faut pas pousser non plus… Mais aucune idée n’a fleuri sur ce qui me motivait pour la suite… Finalement, en Terminale, j’ai décidé que je voulais m’orienter vers un métier manuel, l’ébénisterie comme mon grand-père, au grand dam de mon géniteur qui me voyait en école de commerce… (je me suis rattrapé beaucoup plus tard, mais c’est une autre histoire). Habitant en région parisienne, allez donc trouver un artisan qui veuille prendre un apprenti de 18 ans, doté d’un bac qui plus est…

Je ne reviendrai pas sur mes études, qui se sont soldées par un Baccalauréat catégorie C, obtenu sans gloire… J’ai même manqué la mention « assez bien » de 4 points… C’était une époque assez complexe pour moi, où je naviguais comme je pouvais, principalement « à vue »… Pour la petite histoire, sur nos livrets scolaires, toute la classe de Terminale a été notée « Classe de très haut niveau » par le proviseur… Avec 3 Polytechniciens, une quinzaine de médecins et quelques vétérinaires issus de nos rangs, mes choix de formation post-bac étaient quelque peu « hors norme »…

A la rentrée suivante, je me suis finalement retrouvé inscrit à l’Ecole du Bois, pour un CAP de Layetier à Paris. Mais qu’est-ce donc ?

A suivre… 2ème partie

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