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Coup de gueule ! (1/n)

L’apparition du coronavirus, et les diverses réponses à son existence à travers le monde, a déclenché en moi le besoin d’écrire…

“The greatest danger in times of turbulence is not the turbulence itself, but to act with yesterday’s logic.”
Peter F. Drucker

Je fais donc une petite pause dans l’écriture de billets sur l’entrepreneuriat pour mes amis béninois, pour vous partager un texte commencé l’été dernier. Il n’est pas 100% fini, et j’espère ainsi m’obliger à terminer. Ce n’est pas tant la procrastination qui me bloque, que le côté très personnel de ma vision du monde ainsi dévoilé et l’impact psychologique « négatif » qu’il implique pour l’auteur, voire les lecteurs…

N’hésitez pas à commenter ci-dessous (ou Twitter).

Ce billet étant très (trop ?) long, il sera découpé en plusieurs publications échelonnées dans le temps…

Chappatte - Les grands moyens
Chappatte – Les grands moyens

TL/DR

Bienvenue dans l’(im)monde d’après ! Cette suite de billets collecte mes réflexions personnelles quant à l’état de la société humaine. Car je suis en colère ! Cliquez pour tweeter

En colère contre moi-même d’abord ! Car je suis fautif, à mon humble niveau, de ne pas m’être plus engagé, très tôt, de ne pas m’être impliqué pour tenter de lutter contre ce qui est en train de nous arriver.
Ai-je des réponses ou solutions personnelles ? Non, car l’effort doit être collectif, pour ne pas dire mondial.
Pour faire simple :
Si l’on prend en compte la crise sanitaire (COVID19 / Coronavirus), ajoutée à la crise économique qui couve depuis un moment (bulles diverses sur le point d’exploser), augmentée désormais par celle induite par ce virus, « complétée » par une crise alimentaire qui grandit, le tout dans un contexte de changement climatique qui accélère, l’humanité va droit dans le mur.
La question n’est plus quand, mais « à quelle vitesse ».

Le mur, Mix & Remix
Mix & Remix – Prévisions (2008)

Si nous arrivons à ressortir relativement indemnes de toutes ces crises, la question qui devrait désormais être posée serait : devons-nous reprendre le monde là où il en était avant l’arrivée du Coronavirus, ou faut-il commencer à changer radicalement de paradigme ? Et si changement, qui doit conduire la quête d’un nouveau modèle du monde ?

Avant-propos

J’ai beaucoup hésité à écrire ce billet. Syndrome de l’imposteur ? Il y a effectivement de ça… Illégitimité de ma personne sur ce discours… Mais, j’ai besoin, pour moi, pour mes filles, pour les générations qui sont nées récemment, sur le continent où je vis désormais et partout ailleurs, de pousser un coup de gueule « salutaire ».

Une amie psychothérapeute m’avait un jour qualifié de « veilleur » (imaginez la Garde de Nuit dans Game of Thrones), disposant d’une capacité à se projeter dans les évolutions du monde, en m’appuyant sur l’assemblage des éléments issus de multiples textes lus dans de multiples domaines. La seule limite de cette « vision » est qu’elle ne porte pas de date d’exécution… Court, moyen, long terme ? Je n’en ai aucune idée, ne peux donc donner de réponse précise, ni me lancer à offrir un calendrier. Je ne suis donc pas prescient…

Je ne suis pas non plus économiste, ni climatologue, ni épidémiologiste, docteur ou chercheur (et encore moins dans la cadre du coronavirus), etc… Je ne suis pas féru de politique, même si je m’intéresse aux aléas de nos multiples gouvernements. En revanche, je lis beaucoup, sur de nombreux sujets (cf. liens utiles à la fin), et ces lectures me tournent dans la tête, s’interpellent, se conjuguent, entrent en collision et petit à petit tentent de former un tout qui semble disposer d’une certaine substance, voire cohérence, a priori.

A une époque, j’ai parcouru le monde, des Amériques à l’Asie, de l’Europe à l’Australie, et je me suis désormais installé dans un pays d’Afrique sub-saharienne. Je me suis donc humainement enrichi au contact des autres, de leurs cultures et relations au monde.

Aujourd’hui, je suis un humain vieillissant, fatigué, voire épuisé de constater que le monde va se jeter dans le vide, courir à sa perte dans l’ignorance globale et le désintérêt égoïste de ceux qui nous entrainent vers l’abime.

Je ne décrirai ici aucun pays en particulier, ce n’est pas l’objectif, même si dans l’absolu, jeter l’opprobre sur l’un d’eux ne me gênerait aucunement. Mais il ne s’agit pas de cela : le problème est global et systémique ; il a des racines profondément ancrées, même si certains ne veulent les voir. C’est donc le système dans son entier qui est à remettre en cause et qu’il convient de refonder totalement.

Si mon « discours » ci-après vous semble pompeux ou ridicule, pas de souci. Chacun ses préoccupations.

Traitez-moi d’éco-anarchiste tant que vous voudrez. De vieux pessimiste aigri, aussi. A mon âge, j’en ai vu d’autres…Au moins, je sors de moi ces mots pour que vous puissiez, vous aussi au minimum, vous questionner.
Car il me semble que nous manquons de textes en français sur ce sujet, et qu’il convient en parallèle de lutter contre toute forme de désinformation, ou tout du moins, contre la ligne de communication de plus en plus floue entre faits et fiction(s).

2ème partie

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