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KoToNTeeJ : Pourquoi bloguer sur la musique africaine ?

Update 20/12/2018 : Suite à la disparition annoncée de Google+, je rapatrie les collections que j’y avais créées pour les intégrer à ce blog , ainsi que les billets de la page KoToNTeeJ. Dans le domaine musical, vous pouvez donc découvrir dès maintenant les catégories Old African Music et Music Education.

Préambule : le billet ci-dessous est une reprise d’un article publié sur mon ancien blog « KoToNTeeJ, de la musique au fond des oreilles », que j’ai géré activement de mi-2008 à 2014. Le contenu (350 posts !) était bien entendu orienté musique, et plus particulièrement centré sur le Jazz, l’illustration sonore et surtout les musiques Africaines. Ce blog qui a eu un succès relatif, ainsi que mes connexions avec les diasporas, en particulier mes liens avec le Cameroun (cf. ci-dessous), ont fait que j’ai été en relation avec de multiples autres blogs connectés à l’Afrique et il y en avait de très bons !

Bannière KoToNTeeJ sur Google+
Toute première Bannière du blog KoToNTeeJ sur Google+

Bon, soyons clairs, ce billet est (était, nous sommes en novembre 2008 – NDLA) une “commande”… Non, en fait, Etum du blog africa2point0.com m’a “piégé” en m’ajoutant à sa liste de tags sur le thème “pourquoi bloguer sur l’Afrique“…

Je lui ai donc signalé qu’au mieux, je bloguais sur la musique africaine, KoToNTeeJ ne traitant ni de politique, ni d’économie… J’hésite même à publier des billets sur l’état du marché de la musique, afin de vous éviter mes remarques, critiques, commentaires et convictions à ce sujet… Si vraiment vous voulez savoir, chers lecteurs (de plus en plus nombreux d’ailleurs… merci à vous! 😉 ), pensez à un petit commentaire en ce sens !

Pour revenir à la question posée, comment vous répondre facilement et simplement… je pourrais vous raconter l’histoire de ma vie en long, en large et en travers, mais cela n’a pas d’intérêt… (Je vais essayer de le faire un peu plus sur ce nouveau blog ! – NDLA)

  1. J’écoute de la musique depuis fort longtemps, comme cela doit transparaitre dans de nombreux billets sur le blog KoToNTeeJ. Bercé au Jazz New Orleans, marqué durablement par la Soul, le Rhythm’n Blues (années 70), puis le Funk et le Disco (années 80), j’ai aussi été imprégné de Rock’n Roll (Elviiiiiiiiiis…), de Hard Rock/Heavy Metal (si, si… attendez que je vous finalise mon post sur KISS !), de Pop, du plus simple au plus synthétique, de Punk (des Sex Pistols à Nina Hagen… Avouez que je vous étonne !), de New Wave, de Blues… enfin à peu près tout ce qui existe ou presque… dès lors que cela est écoutable ! 😉 Du classique aussi, mais j’avoue (humblement) être moins fan aujourd’hui. J’ai tout de même eu une époque “Bach”, dans des reprises faites avec les tous premiers synthétiseurs, ou “Pendereki”, musique concrète ou expérimentale…
  2. Et non, je ne suis pas musicien moi-même… Oh, j’ai bien torturé une guitare, maltraité un piano et surtout tenté de ne pas faire fuir tous les chats des voisins avec des percussions et la batterie d’étude offerte à ma seconde fille… Par contre, j’ai une bonne oreille, je chante juste et je “ressens” les arrangements très “intensément”…
  3. Bon, et l’Afrique dans tout ce galimatias ? Justement… Au cours de mes années d’éveil musical, j’ai eu la chance de croiser les musiques du monde et africaines en particulier : j’ai découvert Manu Dibango, le “maitre” pour moi, Fela Kuti, Osibisa et tous ceux qui sont passés par la France dans les années 80-90, époque où la “world music” a pris ses lettres de noblesse… La liste est ici très longue et je pense que vous les retrouverez tous sur le blog KoToNTeeJ un jour ou l’autre…
  4. Et plus j’écoutais de musique africaine, plus je réécoutais de Jazz, Art Blakey en premier, ou de Blues (y compris du très “roots”, des années 1920-30). Car, j’ai enfin compris, que tous ces rythmes (ou presque), passés à travers la moulinette du temps, des modes et des savoir-faire de nombreux musiciens de toutes les couleurs, puisaient leurs sources fondamentales dans les chants de tous ceux qui avaient traversé l’Atlantique à une lointaine époque.
  5. Au-delà de ces considérations, j’apprécie la variété des styles musicaux de l’Afrique, les polyphonies, les multiples rythmes, les tambours et autres instruments percussifs… Je possède par exemple un disque de musique pygmée (entre parenthèses, obtenu suite à une discussion avec un animateur d’une radio périphérique, il y a une quinzaine trentaine (NDLA) d’années, lorsque les émissions musicales savaient encore proposer au public LA musique dans toute sa variété…). Ce disque “ethnographique” contient des chants, accompagnés pour certains de “tambours d’eau”… Dans la même veine, je prépare un billet sur Francis Bebey expliquant l’utilisation de la flute pygmée… c’est superbe…
  6. Et la vie nous apporte des surprises… Ma compagne est était (à l’époque de ce billet… – NDLA) camerounaise (Kmer, comme diraient certaines “Tantines” et autres tontons ! 😉 ). Lorsque je l’ai rencontrée (en 2003), elle dansait régulièrement pour des artistes. Ainsi, on peut la voir dans plusieurs clips (je suis même dans l’un d’eux, mais chuuuuuuut !) et elle a participé à de nombreuses scènes en France. Auparavant, la compagnie où elle officiait, l’avait entrainée dans une grande tournée, jusqu’au Japon ! Alors là, bien entendu, la musique africaine “concrète” est entrée de plein fouet dans mon quotidien : à la maison, lors des soirées, des sorties, des concerts… Et j’ai ainsi croisé quelques artistes africains, des producteurs ou distributeurs aussi…
  7. Pour finir, à la question initiale “pourquoi bloguer sur la musique africaine”, je réponds que j’ai trouvé plein de blogs en anglais sur ce thème, et pas (à ma connaissance, en dehors de blogs très généralistes) de francophones… Je me suis donc lancé avec KoToNTeeJ… Après chacun pense de mes choix et de ma prose ce qu’il veut… Je ne suis pas ethnomusicologue, juste un “amoureux”…

Bon assez parlé de musique… Et des projets avec l’Afrique ? Du vrai, du solide, du concret, y’en a ?

Grâce à la blogosphère et le blog KoToNTeeJ, grâce aux réseaux sociaux, parce que je suis aussi une sorte de “veilleur” sur le net, j’ai pu rencontrer d’autres africains avec qui je discute de possibles projets : dans les médias (TV, IPTV, radio…), dans la formation et la certification informatique (mon premier “métier”), dans l’informatisation, les télécoms… sur l’Afrique Centrale et de l’Ouest. Car je suis intimement persuadé que le champ des possibles est immense aujourd’hui sur ce continent. J’y crois très fort. Alors, j’essaie de trouver des idées, voire des solutions… Je tente d’apporter une petite pierre, puis une autre, puis une autre… Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières… J’espère qu’il sortira quelque chose de bien de tout cela… (Nous étions donc en 2008, il s’est passé beaucoup de choses, pas forcément ce qui est décrit ci-dessus, que je vous raconterai probablement sur ce nouveau blog ! – NDLA)

PS1 : pas d’extraits musicaux pour ce billet… je me rattraperai…

PS2 : pas de blogs pour continuer la liste de “tags” initiée par Théo et relayée par Etum… sorry guys…

PS3 : c’est certainement le premier et le dernier post où je me livre autant… pas la peine d’en redemander 😉

PS4 : et puis si ! Une petite vidéo musicale pour la route :
Ebony & Ivory – Paul McCartney & Stevie Wonder

PS5 : au fait, pour ceux qui aiment les points sur les I et les barres sur les T, je suis “blanc” (maintenant, je dis « yovo » – NDLA)  dehors et “noir” dedans, comme me disait un ami Kmer récemment 😉 !

Bon Etum, j’ai donné là, non ?


Remarque finale : Pour la petite histoire, quelques semaines plus tard, Etum toujours me faisait rédiger un billet sur son blog (et non pas sur KoToNTeeJ, le mien 😉 ) dans la série « La semaine de… ». Vous pouvez le consulter en ligne, car il complète pas mal ce billet-ci : La semaine de DJM sur Africa2point0 ! J’avais reçu par mail une liste de mots, et je devais y « répondre »…

A vos commentaires ! Lâchez-vous !

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Ecrits Réflexions

Tu devrais écrire…

Tu devrais écrire… De l’angoisse de la page blanche et autres considérations…

Ce texte était une expérimentation. Rédigé il y a fort longtemps, il m’avait permis de tester la plateforme de publication de LinkedIn, en 2014, en français.

Elle : Tu devrais écrire…

Lui : Ecrire quoi ? J’écris déjà toute la journée pour mon boulot, mes clients…

Elle : OK, mais là, tu écris dans un but précis, commercial, pour faire la promotion de tes clients, avec leurs mots, leurs objectifs. En parallèle, tu veilles sur plein d’autres sujets, mais même si tu t’en sers globalement, tu ne le communiques réellement à personne…

Lui : Mouais… Tu penses vraiment que cela va intéresser quelqu’un ?

Elle : Dès lors que tu restes dans les mêmes domaines que ce que tu fais déjà… Tu arrives bien à le vendre à tes clients, pourquoi le public au sens large ne s’y intéresserait pas ? Et puis, si tu n’essaies pas, tu ne sauras jamais…
Tes blogs ont déjà un peu de popularité tout de même… et pourtant tu ne t’y consacres pas à plein temps… Tu procrastines depuis trop longtemps, alors que tu as accumulé des centaines de références, que tu as presque structuré toutes ces infos, au moins dans ta tête, comme tu fais toujours. Il est temps d’en faire quelque chose !

Lui : Tu penses vraiment que mon « analyse », ou ma vision, comme tu veux, de certains sujets va engendrer un intérêt…

Elle : Arrête un peu ton cirque ! Tu fais tout pour ne pas t’y mettre… pour trouver de bonnes excuses… Tu as peur d’agir, comme toujours en ce qui te concerne… Dans le passé, et ce n’est pas pour te remémorer de mauvais souvenirs, chaque fois que tu as développé ta vision innovante des choses, elle s’est avérée souvent juste, mais arrivait juste trop tôt…

Lui : Et au final, cela n’a pas donné grand’ chose…

Elle : Et alors ? Tu préfères jeter le bébé avec l’eau du bain après tout ce que tu as fait, lu ou réfléchi ces dernières années ? Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage… Avec tout ce qui remplit ta tête, ta manière d’agréger les informations pour voir plus loin, de te projeter… Propose ta vision ! A la limite, tu feras réagir, en bien ou en mal, mais au moins tu ouvres ou alimentes le débat.

Lui : J’y pense souvent… Mais même sur les réseaux sociaux, rien ne prend vraiment…

Elle : Continue ! Je te connais, tu picores de ci de là, introverti caché derrière ton clavier. Exprime-toi plus clairement, plus professionnellement. Et, au pire, si certains réagissent négativement, et bien tu gèreras la critique et les commentaires. Tu as suffisamment de bases solides pour assumer d’être pris pour un naïf ou un doux rêveur.
Maintenant, il faut t’y mettre sérieusement et arrêter de chercher à encore accumuler de l’info, parce que ça te rassure et te protège. Passe à l’acte une bonne fois pour toutes ! Le « savoir » dans l’absolu n’a pas d’intérêt, si tu n’arrives pas à en tirer quelque chose…

Quote Steve Martin - blank paper - écrire

Et c’est ainsi, qu’un beau matin d’hiver, attendant un train au fond d’une gare parisienne froide et vide, entre deux courants d’air, je me décidai de partager, non pas mes connaissances ou mon « savoir », comme elle dit, mais mon approche, ma vision, mon ressenti sur les sujets qui m’intéressent et qui devraient, en principe, vous faire réfléchir et, au minimum, ouvrir le débat… Je vais donc tenter d’écrire…

Vous pouvez entrer en contact avec moi ici, mais aussi Twitter.

There’s a slightly-adapted English version of this post by my friend JPMula, that he published on Linkedin too: You should write… Writer’s block, white page syndrome and other considerations…