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L’(im)-monde d’après (3/n)

2020, fut-elle juste une funeste année dans le fil du temps ou l’An 1er d’une prise de conscience et d’un nouvel essor ? Tout va-t-il continuer comme avant dans le monde d’après ?

En 2020, et maintenant 2021, nous sommes à la confluence de 3 crises interconnectées, entremêlées, pratiquement enchevêtrées :

  1. climatique
  2. économique
  3. sanitaire

Voir à ce sujet un thread de Cory Doctorow de septembre 2020.

Voir aussi mes 2 posts précédents : partie 1partie 2

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Fondamentalement, du fait d’idéologies destructrices par nature, qui ne créent de la valeur que pour quelques-uns, au détriment des populations mondiales et de notre « unique » planète.

En vrac, je citerai néo-libéralisme à outrance, capitalisme forcené, loi du marché détournée, dérégulation tous azimuts, gouvernements faibles et corrompus abusant du populisme, transformant de nombreux états en démocratures honteuses, consommation outrancière des ressources de la planète… Liste non exhaustive.

Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que la pandémie COVID-19 est la plus grave dans les pays qui subissent des comportements et des dérives autoritaires (USA de Trump, Brésil, UK post-Brexit, Inde…), posant ainsi un risque croissant d’atteinte à la démocratie au moment même où ces états infligent des dégâts irréparables à la planète. Lorsque pouvoir et argent se mélangent trop, sur quelles bases fondamentales définir l’avenir ?

The planet got destroyed...
« Yes, the planet got destroyed.
But for a beautiful moment in time we created
a lot of value for shareholders. »

Réfléchir au monde d’après

Les avocats du changement doivent réfléchir désormais à argumenter sur des bases solides, des faits et pas seulement sur des ressentis. Ainsi, il leur faut répondre clairement à plusieurs questions :

  • Décrire l’état des lieux concrètement, sans langue de bois.
  • Détailler les déficiences, faiblesses, et autres carences.
  • Quel(le) est l’historique/histoire ? Comment en est-on arrivé là ?
  • Quel est l’état final désiré ? Quel est le but effectif recherché ?
  • Quel chemin est viable de là où nous sommes à là où nous voulons aller ?

Plusieurs de ces questions sont tout simplement omises ou sous-développées dans les réflexions ou propositions de solution :
– Carences : souvent omises, mal argumentées ou bien les problèmes sont tout simplement supposés connus. Le symptôme est aussi souvent confondu avec la cause.
– Historique : le plus souvent totalement omis ou fondamentalement erroné, en s’appuyant sur des exemples triés sur le volet, voire un raisonnement ou une compréhension limitée des modèles à réparer.
– État souhaité : encore une fois, fréquemment omis…

Par exemple, on nous ressort régulièrement comme argument le capitalisme vert ou des solutions techno-scientifiques, qui seraient les mieux à même de résoudre la crise climatique… Mais si les bases du raisonnement sont bancales, quid des solutions ? Le capitalisme, vert ou pas, est-il la seule réponse possible ?

Thucydide peut nous fournir une manière d’approcher la pandémie et ses effets dévastateurs sur notre monde (suivant son expérience avec la peste d’Athènes – 430 av. J.-C) :

« Les grecs avaient fondamentalement ce sentiment… que la civilisation est un vernis très fin et qu’il suffit d’une faible pression, pour que le contrat social commence à se fissurer, et lorsque le peuple perd ce vernis… cela peut-être très dangereux. »

Plateau d'Echecs nature
Nature Chess (source inconnue)

Des hommes ont construit le système capitaliste, en ont profité, et ont ensuite forcé le reste du monde à tenter de se débrouiller avec et de s’en sortir.

A moins d’une transformation radicale du système économique, qui détruit notre « unique » planète, les pandémies vont se multiplier et faire toujours plus de morts, sans compter les famines, les inondations et autres risques créés par le changement climatique (par exemple : Potentially Fatal Combinations of Humidity and Heat Are Emerging Across the Globe).

Timeline changement climatique
From « unreal » to « Fuck »

Des experts de l’ONU alertent par ailleurs sur l’immense réservoir de virus inconnus dans le monde animal.

« There are 1.7 million unknown viruses that have the potential to infect people … To say, ‘Don’t worry, we’ll design a vaccine to fix the problem,’ is not a solution. »
Deforestation, habitat loss and wildlife poaching isn’t just an environmental problem. It’s a public health crisis.

The closer humans get to wilderness, the closer they get to viruses.

Lire : Protecting nature is vital to escape ‘era of pandemics’

Il nous faut agir et vite pour espérer avoir, ou laisser à nos enfants, un monde d’après !

A suivre…


risques environnementaux en hausse
Environmental risks rise to global dominance

A lire (en anglais) par Umair Haque :

Voir aussi : Citation (apocryphe) d’Albert Camus sur la liberté

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J’ai toujours écrit…

Dans un vieux billet, j’évoquais l’angoisse de la page blanche… Mais il y a une autre peur qui ronge l’écrivain amateur : écrit-il pour lui seul ou aussi pour que les autres le lisent ?

Un contact à qui j’envoyais récemment l’un de mes textes lié à un sujet que nous avions évoqué auparavant, me répondit « oh, c’est bien que tu te mettes à écrire ! »

Mais en fait j’ai toujours écrit… sans jamais (tout) publier ou au moins montrer au grand jour…

Mon premier texte (je l’ai encore) date du CE1 ou CE2 (vers 7 ans), très librement inspiré des Aristochats de Disney et tout décoré de dessins et auto-collants…
Un peu plus tard, au lycée, j’avais commencé une nouvelle sur un « Adam involontaire », à la croisée de la science-fiction et d’un album délirant comme Frank Zappa savait le faire, mais je l’ai perdue.

J’ai en tête d’autres nouvelles plus courtes aussi (dont érotiques), que je reprendrai sur papier probablement…

idée - idea - écrit

L’écrit professionnel

Après professionnellement, j’ai écrit des guides, des livrets, des formations (en informatique), j’ai rédigé un livre de 350 pages (avec interviews) sur la création d’entreprise, j’ai traduit des livres Microsoft Press (Le Web Malin…), rédigé la lettre « A » d’un dictionnaire bilingue, français-anglais…

Dictionnaire Encyclopédique Bilingue de la micro-informatique - Microsof Press
Dictionnaire Encyclopédique Bilingue de la micro-informatique – Microsof Press
Couverture Le Web Malin - Microsoft Press
Le Web malin (1998)

Plus tard, j’ai rédigé des articles sur la musique africaine dans la presse spécialisée et mon blog dédié KoToNTeeJ (450 billets !) aujourd’hui disparu.

En vrac aussi : d’autres articles sur l’industrie musicale en Afrique, des poésies, des adaptations (rimées) de poèmes latins et grecs, 2 chansons, rimes et prose, pour le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti… Elles sont d’ailleurs inédites, car je n’ai pas réussi à trouver de musicien sérieux pour composer la musique…

Sortir à la lumière

Le problème a toujours été de publier et de montrer au public… en cercles restreints parfois, jamais au-delà… Je pense être arrivé à un âge où je me fous du regard et de la pensée des autres… ils aiment tant mieux, ils réagissent tant mieux… ils n’aiment pas ou ignorent, je m’en fous…

Et c’est cathartique… En fait, je me suis remis à lire mes auteurs préférés en polars depuis quelques semaines, et ça m’a donné un peu plus envie de sortir au grand jour. 😉

Ne me reste plus qu’à combattre la procrastination

Et tenter de changer le monde !


écrit dans la pierre...
Where do your eyes take you to read…? Où votre regard vous emmène-t-il ?

PS : je fais des tests de lettre d’information aussi, mêlant réflexions, images et musique. Vous pouvez vous abonner ici.