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Metal Hurlant / Heavy Metal

Qui se souvient du magazine Metal Hurlant et du film Heavy Metal ?

Musique du gĂ©nĂ©rique “Radar Rider” par Riggs

Pendant mes annĂ©es de lycĂ©e (et aprĂšs…), j’étais un grand fan de 2 mensuels de bande dessinĂ©e : MĂ©tal Hurlant et A suivre.
Ces 2 magazines faisaient la part belle aux dessinateurs, mais on y parlait aussi musique, cinéma
 sans compter les hors-série thématiques


Pour la petite histoire, j’ai transportĂ© un gros carton plein avec moi lors de plusieurs dĂ©mĂ©nagements, puis les ai finalement jetĂ©s
 Je m’en veux terriblement aujourd’hui
 (il ne me reste que quelques hors-sĂ©ries d’A suivre
) .

Metal Hurlant, le magazine

Revenons Ă  MĂ©tal Hurlant, la machine Ă  rĂȘver : paru pour la 1Ăšre fois en janvier 75, il fut fondĂ© par Jean Giraud (dessinateur plus connu sous le nom de Moebius), Jean-Pierre Dionnet (scĂ©nariste et rĂ©dacteur en chef, entre autres, connu Ă©galement pour sa participation aux Ă©missions Les Enfant du Rock avec Philippe Manoeuvre dans les annĂ©es 80) et Philippe Druillet, qui crĂ©ent la maison d’édition des HumanoĂŻdes AssociĂ©s.

Publication rĂ©servĂ©e aux adultes, du fait de la censure de cette Ă©poque, le magazine devient rapidement mensuel. Le contenu se rĂ©partit entre bandes dessinĂ©es, avec plein de nouveaux dessinateurs (Tardi, Petillon, Schuiten
) et des commentaires ou critiques de livres, de films, de musique
 Bien sĂ»r la science-fiction, voire l’Heroic Fantasy, a une place de choix.
Globalement, ce journal fut l’occasion de commencer un nouveau courant de la BD française et europĂ©enne.

Les amĂ©ricains, devant le succĂšs en France, dĂ©cident d’importer le magazine MĂ©tal Hurlant et d’en Ă©diter une version US sous le nom de Heavy Metal, qui fait un tabac. L’idĂ©e, gĂ©niale, de rĂ©aliser un film sur les mĂȘmes bases, donc Ă  l’image du magazine, nous offre en 1981 un dessin animĂ©, vraiment diffĂ©rent de tout ce que l’on avait pu voir jusqu’à maintenant.

Le film est composĂ© de plusieurs histoires autour d’un fil conducteur. A chaque fois, on change aussi bien d’univers que d’ambiance, sans oublier le style graphique qui varie Ă©videmment d’un dessinateur Ă  l’autre.

Le trailer (en anglais)

J’ai vu ce film de trĂšs nombreuses fois, au cinĂ©ma, en K7 (si, si
 je l’ai encore !) et en DVD et j’ai bien sĂ»r la BOF en CD
 Car ce qui est gĂ©nial, c’est la bande son :

  1. “Heavy Metal” (Original Version) Sammy Hagar
  2. “Heartbeat” Riggs
  3. “Working in the Coal Mine” Devo
  4. “Veteran of the Psychic Wars” Blue öyster Cult
  5. “Reach Out” Cheap Trick
  6. “Heavy Metal (Takin’ a Ride)” Don Felder
  7. “True Companion” Donald Fagen
  8. “Crazy (A Suitable Case for Treatment)” Nazareth
  9. “Radar Rider” Riggs
  10. “Open Arms” Journey
  11. “Queen Bee” Grand Funk Railroad
  12. “I Must Be Dreamin” Cheap Trick
  13. “The Mob Rules” (alternate version) Black Sabbath
  14. “All of You” Don Felder
  15. “Prefabricated” Trust
  16. “Blue Lamp” Stevie Nicks

Don Felder – Heavy Metal (Takin’ a Ride) – images Taarna

Sammy Hagar – Heavy Metal – images Taarna

Que du bon son bien Rock des annĂ©es 80, avec mĂȘme un titre des Frenchies de Trust !!!! A noter que toute la musique complĂ©mentaire est de Elmer Bernstein, et qu’il y utilisait pour la 1Ăšre fois les Ondes Martenot, “ancĂȘtre” du synthĂ©tiseur.

Heavy Metal - film - Taarna

Bien sĂ»r, l’univers du film commence Ă  dater un peu : trĂšs macho, voire carrĂ©ment misogyne (hĂ©ros grands et forts, femmes Ă  forte poitrine
), beaucoup de sexe et de violence “presque” gratuitement
 On aime ou on n’aime pas, ce n’est pas forcĂ©ment pour tous les publics, l’histoire tourne souvent au clichĂ© et avec le temps, tout cela parait un peu dĂ©passé  Mais la musique, le style graphique et un certain humour dĂ©calĂ© me ramĂšnent toujours Ă  ma dĂ©couverte du film, alors que j’étais un fidĂšle lecteur du magazine


J’avais lu sur le Net qu’un projet tourne depuis quelques annĂ©es de faire un 3Ăšme film
 car une version “2000” Ă©tait passĂ©e relativement inaperçue


A suivre, donc !!!

Heavy Metal - film
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Books Citation

Guy Kawasaki – commentaires sur « Wise Guy »

J’ai eu le privilĂšge de lire avant sa sortie le dernier ouvrage de Guy Kawasaki, « Wise Guy ».

J’ai « rencontré » Guy Kawasaki via Google+, le « rĂ©seau social » de Google lancĂ© en 2011, et qui comme vous le savez peut-ĂȘtre sera fermĂ© dĂ©but avril 2019. Il a fait partie de ceux qui ont cru aux possibilitĂ©s de cette plateforme trĂšs tĂŽt, sentiment que j’ai partagĂ© Ă©galement, au point d’Ă©crire le livre What the Plus! auquel j’ai participĂ© en tant que relecteur « technique » (mon nom doit apparaĂźtre sur une page…). Puis, j’ai Ă©tĂ©, comme aujourd’hui, lecteur avant sa sortie pour le suivant « APE: Author, Publisher, Entrepreneur » sur les potentiels et les petites misĂšres de l’auto-Ă©dition… Aussi, lorsque j’ai reçu une proposition pour accĂ©der au tout dernier, je me suis inscrit et ai Ă©tĂ© retenu…

cover Wise Guy Kawasaki

Pour tenter d’ĂȘtre synthĂ©tique, et ne pas faire un bĂȘte rĂ©sumĂ© du livre, Guy Kawasaki a un parcours riche et variĂ©, qu’il prĂ©sente tout au long des pages de « Wise Guy » (comme on dit « un jeu de mot laid » sur son prĂ©nom), en ponctuant les Ă©lĂ©ments marquants de petits blocs de « sagesse personnelle ». Comme il le signale en introduction, ce n’est pas vĂ©ritablement une autobiographie, mĂȘme si les premiers chapitres sont consacrĂ©s aux origines de sa famille et Ă  sa jeunesse. PlutĂŽt, une sorte de coaching « inspirĂ© d’une histoire vraie », avec de multiples hauts et bas (beaucoup de hauts, tout de mĂȘme…).

Ceux qui me connaissent, savent que je ne suis pas un passionné des livres de « développement personnel » et autres guides de motivation pour assurer (garantir ?) la « réalisation de soi », professionnelle ou non.

Donc, pas ma tasse de thĂ© sur ce plan-lĂ , mĂȘme si, bien Ă©videmment, certaines expĂ©riences et remarques sont intĂ©ressantes.

D’autant que la prĂ©sentation du livre elle-mĂȘme, avec ces blocs rĂ©partis tout au long des pages, en complĂ©ment de photos, rend la lecture « syncopĂ©e », trĂšs ciblĂ©e, Ă  mon humble avis (IMHO!) vers le public amĂ©ricain, habituĂ© de base au format des livres « Pour les nuls » avec ses encarts divers…

Donc, mĂȘme si la vie de Guy Kawasaki est Ă©tonnante, je me suis ennuyĂ© Ă  la lecture de Wise Guy ! Les seuls moments qui m’ont sorti de ma torpeur sont ceux consacrĂ©s Ă  ses 2 passages chez Apple. J’Ă©tais moi-mĂȘme dans cette mĂȘme pĂ©riode ou presque (1989-1997) chez Microsoft, et j’avais la charge, d’un point de vue technique, d’une partie de la gamme de produits tournant sur Macintosh… Les relations, si cordiales, n’Ă©taient pas des plus faciles entre les 2, tout du moins en France… J’ai passĂ© des heures dans les labos Ă  essayer de trouver l’origine d’un blocage lors de l’installation des clĂ©s de protection des programmes MSFT sur les premiers portables Ă  la pomme… qui s’est avĂ©rĂ© provenir d’un champ magnĂ©tique parasite crĂ©Ă© par les appareils…
Je dois tout de mĂȘme avoir conservĂ© quelque part le pin’s du Club Apple de Jean-Louis GassĂ©e que l’on m’avait offert avec grande solennitĂ©…

chief evangelist apple

Pour revenir au livre « Wise Guy », le ton est simple et direct (on verra s’il y a une traduction française, comment cela sera rendu…), le style sans fioriture, ce qui permet de considĂ©rer que l’auteur s’exprime librement, honnĂȘtement et avec sincĂ©ritĂ© sur son chemin de vie.

Avant de donner ma note de lecture, Il me semble que la vie de Guy Kawasaki reflĂšte ce qu’Ă©tait le « rĂȘve amĂ©ricain » dans les derniĂšres dĂ©cennies du XXĂšme siĂšcle, et qui Ă  mon humble avis, et quoi qu’en disent certains, a pratiquement disparu depuis.
NĂ© en 1954, petit-fils d’immigrants japonais en terre hawaĂŻenne, Ă  force de rencontres, de travail, de coups de chance ou de bluff, de gĂ©nĂ©rositĂ©, de communication et d’implication, il est devenu un Ă©crivain, un confĂ©rencier, un investisseur et un entrepreneur Ă  succĂšs.

Il est aujourd’hui « Chief Evangelist » de la solution graphique Canva – que j’utilise moi-mĂȘme et que je me permets Ă©galement de vous recommander pour crĂ©er des contenus visuels pour le Web et les rĂ©seaux sociaux.
Et pour mes amis du continent africain, qui rĂȘvent de grosses voitures, Guy est aussi « Brand Ambassador » de Mercedes Benz USA ! 😉

Pour conclure, il confirme dans « Wise Guy » avoir bien dit Ă  Steve Jobs qu’il ne lui faisait pas confiance non plus… « That’s okay, Steve, I don’t trust you either!”

Guy Kawasaki - on stage, close

Note de lecture : 3,5 / 5

Pour en savoir plus et commander le livre, c’est ici

Remarque : j’ai pris quelques notes de lecture et je ferai d’ici peu une petite synthĂšse de « traits de sagesse » que j’ai relevĂ©s, en particulier pour tous les entrepreneurs en herbe et autres startupeurs d’Afrique et d’ailleurs…